Dimanche 8 novembre 2009
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12:01
Je ne saurais décrire l’amour. Je ne l’ai jamais rencontré.
Certains disent qu’il est fou, qu’il fait perdre la tête.
D’autres pensent qu’il prive de la vue les trois années suivant la rencontre. Je vois le bon côté des choses ; pour moi, pas besoin de porter des lunettes !
Si par mégarde il vous surprend, il vous lie pour l’éternité, à la folie, pour le meilleur et pour le pire.
Il paraîtrait que l’amour platonique existe entre un homme et une femme. C’est mon ex qui me l’a affirmé, avant qu’il ne me quitte pour sa meilleure amie. Mais ça, c’est une autre histoire
!
Puis il y a l’amour vache, je t’aimeuhhhh… moi non plus.
Quand l’amour bestial s’envole à tire d’aile, on dit qu’il est volatile _ paraît même qu’un oiseau de malheur en serait la cause ; le genre de grue avec de longues pattes et une silhouette
effilée, qui prend toujours une position incongrue.
D’après certains, l’amour serait une matière qui, si elle est parfaite, procure du bonheur aux êtres qui la filent. Ainsi, sur le métier, se tissent des liens très solides, difficiles à délier
s’ils sont entretenus. Cet amour est la seule matière noble accessible à tous : des plus démunis aux plus nantis. L’amour de Dieu, maternel, paternel, fraternel… en sont quelques variétés.
L’amour charnel, également connu sous le nom Amour avec un grand Ahhhhhhhahhaahhh, quant à lui, enlève tout sur son passage ; des vêtements en passant par la pudeur _ tel un médecin il soulage,
voire guérit certaines relations. Il paraît qu’il faut s’en méfier : il transmettrait les êtres trop découverts à sa voisine la mort, ceux qui ne sont pas protégés.
Le compagnon de sortie le plus fidèle de l’amour est Valentin : un ange ailé muni d’un arc. Si l’amour est transi, les flèches atteignent toujours leur cible. Par contre, un mauvais dosage des
sentiments (matière instable apposée sur la pointe des flèches), et deux êtres destinés à s’aimer pour l’éternité se retrouve amis pour la vie !
Quoi qu’il en soit, mes amours étant au four, de la passion j’en goûterai le fruit !
Par Eva Pastelli
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Vendredi 28 août 2009
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16:32
Magnifique corps de femme, embelli par les années ;
En lui brûle une flamme qui ne s’éteindra jamais.
Ce superbe cœur de femme, la splendeur personnifiée,
Essaime jour après jour dans son quartier la bonté.
Habité par l’esprit sain, angélique havre de paix
Aucun homme n’y parvient ; ce corps de femme est hanté !
En cette demeure charnelle : une fontaine d’humilité
Notre Dieu en a fait sienne, elle ne tarira jamais.
Elle sera canonisée après sa mort, je lui souhaite.
Sainte pour l’éternité _ Ave sœur Elizabeth !
Toile de Louise Bourgeois
(cette toile sera retirée lorsqu'une première illustration sera proposée)
Par Eva Pastelli
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Jeudi 20 août 2009
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09:53
Je suis l’âme en errance
D’une romance inaboutie
Entre deux êtres qui s’aimaient
Sans jamais se l’être dit
Je suis l’âme en errance
D’une passion inassouvie
Entre deux corps qui s’attiraient
A l’aube de leur vie
Je suis l’âme en errance
Symbiose de leurs pensées
Intime jouissance
De deux rêves croisés.
Je hais le jour,
J’aspire à la nuit,
Pour que ces corps s’étreignent
Dans leurs rêves interdits.
Par Eva Pastelli
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Dimanche 16 août 2009
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12:31
Oublier de tes mains la caresse suprême
Oublier les jamais, peut-être, pour toujours
Oublier les genêts fleurissant aux beaux jours
Oublier_ De ton vain amour, faire Carême
Oublier les matins, ces soirées, ton poême
Oublier le passé, le présent, l'avenir
Oublier de ta peau le parfum du désir
Oublier ton mat teint, m'asseoir et taire je t'aime
De l'amour qui s'en va pour laisser mon coeur blême
Oublier les pensées du présent à venir
Ou plier sous le poids de la peine et tenir
De l'amoureux qui part et rêve à la bohême
Oublier les baisers qui me faisaient frémir
Ou plier sous le poids de l'absence_ mourir.
Par Eva Pastelli
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Jeudi 13 août 2009
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15:48
« Je m’assis à la table du séjour et fouillai avec appréhension le contenu du sachet retrouvé à la cave. Je ne me rappelais que d’une seule chose ; les souvenirs de notre union y étaient
rassemblés. J'avais prévu de les classer dans un album au retour de notre voyage de noces. Cinq ans après, je n’y avais toujours pas touché.
Certains couples enterrent une boîte emplie d’objets qu’ils déterrent au premier anniversaire de mariage. J’avais attendu cinq ans, deux enfants et une trahison pour me plier à ce rituel,
seule.
La colère et le dégoût me poussaient à tout jeter. Mais les parfums du bonheur étaient encore trop imprégnés dans ma chair. Un étranger n’aurait perçu qu’un tas de feuilles et de fleurs séchées.
Chaque feuille et fleur représentait pour moi un coup de poignard planté en plein cœur. Chaque coup donné avait la violence des regrets et la profondeur des remords. Je me remémorai alors le
temps passé à concevoir les menus, sous le soleil d’été, ainsi que les épis de blés destinés à décorer les tables. Sur chaque cœur accroché, on pouvait lire “7 épis de blé pour un an de bonheur”.
Mon bonheur dura effectivement encore un an.
Les années qui suivirent furent bien sûr ponctuées de joie. Une joie que lui et moi ne sûmes apprécier à sa juste valeur, et gâchâmes à force de disputes.
Par un pur hasard, j’avais deux jarretières le jour de mon mariage : la première que j’avais achetée, et la deuxième, offerte avec la robe de mariée. Fallait-il y voir un signe ? Le destin me
l’apprît plus tard... »
La vieille dame au visage jovial laisse couler une larme comme pour signifier que sa peine est peu de chose ; une goutte dans l’océan d’incertitudes que traversent tous les couples. Sa petite
fille, émue, lui sèche du revers de la manche.
Toile,
Auteur Aaron Szyjka
Par Eva Pastelli
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