En fonction de notre sensibilité et de ce que l'on produit ; l'interprétation d'un texte et son illustration peut être très différente d'une personne à l'autre, et d'une technique à une autre. J'ai créé ce blog afin que des artistes, en herbe ou confirmés, nous fassent partager leurs interprétations, aussi différentes soient-elles, des thèmes véhiculés dans les articles, à travers des illustrations, quelque soit leur support. Pour cela, il vous suffit de m'envoyer par mail une photo de votre production, et je l'incluerai sous le texte en question, en précisant votre nom ou pseudo et en intégrant un lien à votre blog ou site internet. J'attire votre attention sur le fait que l'illustration n'est pas nécessairement une "oeuvre" inédite.
N'hésitez pas à me contacter pour toute information complémentaire ou suggestion qui permettrait d'améliorer le principe de ce blog.
Merci, Eva.

Envoi de photos à l'adresse suivante : evapastelli@yahoo.fr (préciser le titre du texte correspondant)

Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 20:03

On effile nos rêvesKlimt-la-mariee.jpg
Pour tisser des cauchemars
On joue à la marelle
Mais plus d’amour pour tracer le ciel
Tu te dis « J’en ai marre d’elle »
Je pense « Pas assez de lui »
On s’exprime à trop se taire
On s’opprime à se foutre en l’air

La vie de couple, c’est ça
Du moins quand rien ne va plus
Le problème dans tout ça
C’est que dans le couple, y’a toi et moi !

On se jette la pierre
Espérant qu’elle rebondisse
On se fabrique des doutes
Devenus vérité
On se voile la face
Pour larguer les amarres
Tu te dis « J’en ai marre d’elle »                                                          La mariée, oeuvre de Gustav Klimt
Je pense « Pas assez de lui »
On s’exile à trop se taire
On s’évite à se foutre en l’air

La vie de couple, c’est ça
Du moins quand rien ne va plus
Le problème dans tout ça
C’est que dans le couple, y’a toi et moi !

On s’échoue sur des côtes
Qui appartiennent à d’autres
On atteint des rivages
Découverts par hasard
On se perd au retour
Pour abréger les discours
Tu te dis « J’en ai marre d’elle »
Je pense « Pas assez de lui »
On s’exhorte à trop se taire
On s’acharne à se foutre en l’air

La vie de couple, c’est ça
Du moins quand rien ne va plus
Le problème dans tout ça
C’est que dans le couple, y’a toi et moi !

On fuit, on s’enfuit
A l’autre bout de nous deux
On écope les fuites
Par des « Je t’aime moi non plus »
Tu te dis « J’en ai marre d’elle »
Je pense « Pas assez de lui »
On s’extirpe à trop se taire
On se tue à se foutre en l’air

Par Eva Pastelli - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /Fév /2010 17:49
Texte de dominique Sicart, inpiré de la toile de Pierre Senet

pierre senet meuse la belle endormie

La Belle est endormie,
le temps s'est arrêté .
                  
Pour Elle , sur son lit
les grands arbres ont posé
avec un soin exquis
leurs plus jolis reflets ,
élégante parure
à la nudité pure
de la Meuse endormie
à l'ombre des fûtaies .
Par Eva Pastelli - Communauté : promouvoir la création
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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 20:19


Poésie de Dominique Sicart, inspirée de la toile "Pays des lavandes", réalisée par Claudie Le Moullec


Le Mistral est tombé
la Provence s'apaise....
 
De son souffle inégalLE MOULLEC Claudie pays des lavandes
pendant des jours, Il a porté
jusqu'à la Méditerranée
le parfum des lavandes
et la chaleur de braise
de l'arrière-pays provençal!!
 
Les cyprès maintenant
fièrement se redressent !!
Ils ont su résister
au maître tout-puissant!!
Les mas reconnaissants
de leur protection sûre
gentiment leur sussurent
de doux remerciements....
les tendres oliviers
peuvent enfin sourire....
 
La Provence respire ...
le Mistral est tombé !!!

Par Eva Pastelli - Communauté : promouvoir la création
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 22:37
Texte inspiré de cette toile de Dominique Sicart :

 DSC00096 bis


La salle des fêtes, aménagée pour l'occasion, était bondée ; un public inhabituel pour cette ville qui ne comptait que cinq mille habitants et, surtout, trop hétéroclite pour qu'il constituât une partie de la population locale. Français, Allemands, Anglais, Italiens se frôlaient entre les étals et certains bredouillaient un anglais très approximatif, partageant le même air circonspect.

L'éclairage, émis par quelques néons fixés sur un plafond très haut, amplifiait la morosité ambiante que Christine ressentît à son entrée.

C'était donc ça la bourse aux minéraux qu'elle devait présenter dans un article pour le journal « A l'ouest » ! Jusqu'alors, elle n'avait porté aucun intérêt pour ce genre de manifestation, et encore moins pour des pierres qu'elle aurait volontiers qualifié d'inintéressantes, à moins que celles-ci ne fussent exposées à la vitrine d'un joaillier de la place Vendôme. Sa conscience professionnelle lui suggéra de faire fi de ses préjugés : un collègue pigiste l'avait remplacée l'hiver dernier ; à l'occasion de la cérémonie des vœux du président de la communauté de communes de Parthenay. Elle devait lui rendre ce service en retour ; elle le ferait, mais il était hors de question qu'elle passât plus de vingt minutes dans ce lieu impersonnel, un dimanche de surcroît.

Elle s'empressa de demander à l'hôte d'accueil, très certainement un bénévole, où se trouvait l'organisateur de cette « bourse aux pierres... aux minéraux, pardon »

Il lui indiqua Monsieur Bousquet. Son stand était situé à l'autre extrémité de la salle :

« Vous ne pouvez pas vous tromper, vous vous rendez là où il y a la file d'attente. »

Elle le remercia puis s'éloigna.

 

Le président était un petit homme trapu au sourire dissimulé sous une moustache soigneusement entretenue. Il vit s'approcher cette grande dame blonde, d'une cinquantaine d'années, assez hautaine, dans un élégant manteau de cuir ocre. Elle avait acheté celui-ci avec une partie de la prestation compensatoire versée par son ex-mari... « cadeau de divorce de mon ex-mari » avait elle coutume de dire à ses amies. C'est un fait ; elle inspirait le respect et rayonnait de sa froideur.

 

Monsieur Bousquet tenait le stand pédagogique. Une dizaine d'enfants y étaient attroupés, en compagnie de leurs parents, et observaient, avec la curiosité enthousiaste qui leur est propre, les minéraux disposés sur la table. Une fiche explicative mentionnait le nom, l'origine et les caractéristiques de ces derniers. Derrière la table ; une grille d'exposition sur laquelle était affichée l'agrandissement d'une lame mince de stishovite...

En tout être humain, il y a une part d'ombre et de lumière

Cette phrase lui traversa l'esprit quand elle posa les yeux sur la photographie...

« C'est quoi monsieur, sur l'affiche ?

_ Il s'agit d'un minéral que l'on trouve dans le manteau terrestre. On a découpé un petit bloc de roche contenant de la stishovite, le minéral dont il est question, et ce bloc a été poli jusqu'à obtenir une très fine lamelle que des scientifiques ont observée au microscope. Ce que tu vois est l'image obtenue par le microscope. Sais-tu ce qu'est le manteau terrestre ?

_ C'est la couche d'ozone qui protège la Terre ? »

Monsieur Bousquet poursuivit son explication à l'aide d'un schéma plastifié qu'il déroula avec soin :

« Tu vois, la Terre est constituée de plusieurs couches : Le noyau interne, noyau externe, manteau inférieur et supérieur, puis la croûte terrestre. Comme tu le constates, le manteau terrestre correspond à l'avant dernière épaisseur qui se trouve sous nos pieds. »

S'apercevant que le jeune curieux restait perplexe devant l'explication, il adapta ses propos :

« Si tu préfères ; imagines que l'on prend un premier ballon ; nous l'appellerons le noyau interne. On place ce premier ballon dans un second qu'on appelle cette fois-ci le noyau externe, puis on recouvre le deuxième ballon d'un troisième appelé manteau inférieur, ainsi de suite jusqu'au cinquième ballon. Comment j'appellerai le quatrième ballon ?

« Le manteau supérieur, monsieur ! » Lança un autre enfant.

« Très bien. Et mon dernier ballon qui emprisonnera les quatre premiers sera donc la croûte terrestre. Quand vous tenez l 'équilibre, debout, sur le ballon ; c'est à peu près comme quand vous marchez sur la planète Terre. Ce qui signifie que le manteau terrestre est sous vos pieds, mais vous ne pouvez pas le voir.

_ Monsieur, pourquoi il y a plusieurs couleurs sur la chtisovite ?

_ Sur la stishovite, jeune homme ; les couleurs proviennent du microscope qui a été utilisé. Le microscope a envoyé de la lumière sur l'échantillon de stishovite, et les différentes couleurs que l'on a obtenues signifient que la zone bleue n'est pas constituée des mêmes éléments que la zone jaune, par exemple.

_ C'est beau, on dirait du verre : c'est transparent et coloré. Comment on fabrique la sti... ?

_...shovite. La stishovite s'obtient à partir du quartz, un autre minéral, et lorsque le quartz subit énormément de pression ; il se transforme... »

La pression, Christine connaissait ! Entre une vie sentimentale ponctuée d'échecs suivis de périodes dépressives, et une vie professionnelle dans laquelle « rendement » était le maître mot : elle était cette roche malmenée par l'environnement dans lequel les météorites portaient les prénoms Pierre, André, SA Transnat... Elle était ce minéral aux teintes froides, cependant lumineux, qui portait en lui une beauté insoupçonnée pour qui accepterait de s'y attarder. Il suffisait simplement d'orienter l'éclairage...

En tout être humain, il y a une part d'ombre et de lumière

Christine n'avait cessé de contempler l'affiche...l'échantillon de stishovite...qui n'était autre que le reflet d'elle même : alternance de peines et de joies, de souvenirs qui la hantaient inconsciemment, et qui modifiaient la perception de son image... Les stries ; autant de griffes, réminiscence des moments d'ombre qui marquent l'âme et fragilisent la chair...


FIN

D'autres toiles sont visibles sur la page "Galerie"
Vous pouvez également proposer un texte pour cette toile à l'adresse evapastelli@yahoo.fr

Par Eva Pastelli - Communauté : promouvoir la création
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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /Déc /2009 21:18
L arbre de vie klimt
L'arbre de vie, de Gustav Klimt

Haute, mon âme est  perchée
Telle l’oiseau sur sa branche
Qui observe les âmes
Par les corps lestés

Haute, mon âme est  perchée
Retenue par ce lien qui s’étiole
Peu à peu
Céleste, par sa fragilité

Echappée de mon corps
Par quelque coup du sort
De cette prison de chair
A présent elle espère

Elle hésite, elle a peur
Elle ne sait que choisir
Entre la vie et la mort
Elle se meurt

De ne point trouver
Une seule âme qui vive
Telle l’oiseau haut perché
Au delà de ce corps
Par Eva Pastelli
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  • : Si j'étais une muse, j'amuserais les poètes, abusant de leur art, médusée par leur main. Je butinerais leurs mots essaimant leur chagrin sur la toile des peintres. Je ne suis qu'amusette, romantique à mes heures, rêvassant au bonheur de ne pas être moi. Un jour Eva, l'autre Diane, je m'éveille d'âme en âme utopiant leur destin. Je ne suis qu'une femme habitée d'une flamme ; celle d'essaimer un jour mes mots sur votre toile... contact : evapastelli@yahoo.fr
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